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Galerie d'Art Contemporain
Biographies des Artistes
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Professeur Ablade Glover |
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C'est sans doute l’artiste ghanéen le plus connu : il est célèbre pour ses peintures de femmes et de marchés.
Né en 1934 à Accra, Le Professeur Ablade Glover a suivi des études d’art à l’Université de Science et Technologie à Kumasi, d’Art et de Design à Londres puis aux Etats-Unis, il a été professeur, puis chef du Département d’Education Artistique et enfin doyen au College of Art à l’Université de Science et Technologie de Kumasi entre 1965 et 1994.
Dès la fin de ses activités d’enseignement, il créé et dirige Artists Alliance Gallery.
Adepte du couteau, ses peintures à l’huile sont épaisses et colorées, toujours dans un esprit d’accumulation des formes, sur des thématiques très africaines tels que marchés, femmes, séances de prière.
Depuis les années 60 il a participé à plusieurs expositions collectives en Europe et aux Etats-Unis et beaucoup d’expositions en solo dans les pays d’Afrique de l’Ouest (Ghana, Nigeria, Côte d’Ivoire…).
Son œuvre la plus célèbre auprès des européens (le marché de Kumasi) est exposée au siège de l’Unesco à Paris. Ce thème est essentiel dans son œuvre et il aime le décliner au gré de ses envies.
Aujourd’hui il, se consacre entièrement à sa peinture. Il a également ouvert une galerie d’Art à Londres (October Gallery). Il vit et travaille à Accra. |
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Joël Mpah Dooh |
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Artiste camerounais. En 1998, il fait une exposition de peinture. En 2000, il peint sur la tôle, puis en 2002, l'aluminium, etc.. D'expérimentations en expérimentations, en 2004, il a envie de prendre le contre-pied et souhaite quelque chose de très léger, de transparent, en trois dimensions, d'où le plexi. Comme les murs de sa galerie sont blancs il est difficile de dialoguer avec le lieu. Il décide alors de faire quelque chose d'extrêmement froid, en utilisant de la lumière. Par exemple mettre des lumières directionnelles, puis graver des textes et on a ainsi des projections sur les murs.
La deuxième phase est donc celle de l'affirmation d'une identité. C'est la période où il fréquente des gens qui étudient l'Egypte antique, l'Egypte nègre. Cette affirmation de l'africanité, de l'égyptianité, devient presque un combat militant. Il étudie alors les hiéroglyphes, s'informe sur la vie des Pharaons.
Et puis vient le choc : Basquiat. Quelqu'un qui a une liberté totale, une vie complètement folle.Il ressent son énergie, son impertinence jetée sur la toile. Et la chance a voulu à ce moment-là qu'il y ait une galerie qui se crée, à Douala, ce qui a permis de porter son travail : c'est-à-dire l'exploitation des accidents, le geste rapide, l'impertinence. C'est le début d'une grande aventure avec la galerie MAM.
Il s'agit alors pour lui de tout prendre, de s'intéresser à tout, d'être dans une permanente hésitation, de tenter des choses, de s'ouvrir des voies et de les refermer la minute d'après. Il travaille un moment la couleur, puis la matière. Car l'utilisation de la matière est un peu comme la partie cachée de notre identité. Comme beaucoup d'artistes africains il se comporte comme un descendant des sculpteurs anonymes. D'ailleurs il est plus connu pour ses sculptures que pour ses peintures, mais c'est sa peinture qui se vend le mieux. Dans les expositions internationales ce sont ses sculptures qui sont exposées. Aujourd'hui, la tendance s'inverse... ses toiles prennent le pouvoir. |
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Koffi Comar |
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Artiste togolais né en 1973 a Lomé.
Autodidacte, il participe a plusieurs expositions internationales, aussi bien en Afrique qu’en Europe.
L'Oeuvre m'apparait plus importante que la démarche, la manière et tout le blablabla autour ne sont que pur délire. Le comment ne fait pas partie du processus de la création; on y revient après tout.
Je ne raconte plus d’histoire désormais, je la pose juste au milieu d’autres éléments ; je la déplace ailleurs où elle ne doit pas être, je la laisse parfois à sa place ; elle est le centre de tout mon travail, elle est l’omniprésente et muette ; elle est le « miroir magique ». Je mets des mots dans mes travaux non pas pour leur sens mais uniquement pour leur résonnance. Il n’y a rien là par hasard, tout est rangé et arrangé parfois sans lien direct ou visible ; tout prend des dimensions autres et sûrement différents sens, dans un espace fermé ou ouvert ; en interaction ou inter-réaction avec le spectateur : Qui raconte... et quoi ? Qui reçoit... et quoi ? Et Où ? Et Quand … ? Tout participe à la même règle d'unité. L'unité intrinsèque de l'œuvre. Ce qui m’appartient vraiment est cette dernière ; elle m’apparaît plus importante. L'amour, la peur, la vie ou la mort; tout ça est très lié, imposible de le séparer. Juste continuer à être branché sur l'Amour. |
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Dominique Zinkpé |
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Dominique Zinkpé est né à Cotonou au Bénin en 1969. Il vit et travaille en France et au Bénin. Il est un des artistes les plus célèbres et doués de sa génération. Multi-talents, il crée de la vidéo, de la photographie, de la sculpture et de la peinture. Il est plus connu pour ses installations sculpturales qui incorporent des objets recyclés.
Ses thèmes : l'instabilité politique, la migration obligatoire, la religion.
Quelques propos raportés de l'artiste :«Aujourd'hui que tout est conceptualisé, on peut penser que la sculpture va disparaître. Et la peinture, c'est ringard. Et bien plus c'est ringard, et plus j'ai envie de peindre ! Va-t-on en arriver au point où les artistes vont, à défaut d'oeuvres, s'installer eux-mêmes dans les musées ? Même la lenteur de concrétisation du travail artistique n'est plus respectée de nos jours. On ne peut pas nier le passé !»
«Je n'ai pas d'écriture. Et je dis cela pour les idiots qui veulent sans cesse enfermer les artistes dans des catégories qui les arrangent. Je peins, je sculpte, je m'intéresse à la religion, aux situations politiques. Je n'ai pas le talent d'écrire mes histoires, ni la prétention de faire un art engagé. Mais, dans un pays où l'on n'avait pas la liberté de s'exprimer, mon travail m'a permis d'avoir un pouvoir d'expression. De dire mes tripes, mes émotions. Joies et douleurs. Et, conscient de cette importance, je cherche de plus en plus à dépouiller, à n'exprimer que l'essentiel. |
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Emile Youmbi |
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Né en 1969 au Cameroun.
Durant ses études de mathématiques à l’Université de Yaoundé, cet autodidacte commence à fréquenter l’atelier du sculpteur Pascal Kenfack. C’est là qu’il met en pratique la réélaboration des formes réelles. Très ancré dans les traditions des peuples bantous (On nomme Bantous (ce qui signifie les Humains dans la langue kongo) un ensemble de peuples parlant quelque quatre cents langues apparentées dites bantoues, présents en Afrique du Gabon aux Comores d'ouest en est et du Soudan à la Namibie du nord au sud. Le mot bantu est probablement dériver de Punt et de Koush. Ces ethnies très variées couvrent toute la partie australe de l'Afrique, où seuls les Bochimans et les Hottentots ont des langues d'origines différentes. À la différence des Bochimans et des Hottentots, nomades qui sont respectivement chasseurs-cueilleurs, éleveurs, les Bantous sont agriculteurs et sédentaires. Ils ont aussi acquis la maîtrise du fer. Ces avancées leur ont permis de coloniser leurs territoires sur une période d'environ quatre mille ans. En refoulant les nomades, ils ont localement absorbé quelques uns de leurs phonèmes, comme le clic caractéristique des langues khoïsan), Emile Youmbi intègre des référents culturels à une thématique plutôt urbaine. Il reste, d’une certaine manière, naïf dans sa peinture et enrichit son travail du mélange de matériaux divers, de couleurs et de fibres naturelles. Il est médaillé de bronze aux Jeux de la Francophonie au Canada (2002).Expositions majeures : Cameroun, Bénin, Sénégal, Italie, France, Suisse, Martinique, Canada, Palais de l’Unesco Paris. |
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Hako Hankson |
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Autodidacte ne en 1968, à l’ouest du Cameroun, d’un père sculpteur.
Vit et travaille à Douala.
Il commence par le dessin, puis s’intéresse aux rituels de sa tribu. Il parfait son éducation artistique en fréquentant les espaces d’Art.
En 1992, il commence a confronter ses motivations a celles d’autres plasticiens. Sa peinture est parfois une narration métaphorique, le langage d’un héritage initiatique, d’une vie antérieure, d’une histoire fragmentée.
Il retranscrit des habitudes oubliées, des rites ancestraux, des croyances abandonnées, ses souvenirs d’enfance.
Ses figures triturées, malaxées, étirées, ramassées, découpées, dédoublées, caricaturées mais toujours humaines.
Expositions majeures : Cameroun, Tchad, Benin, Cote d’Ivoire, France, Suisse, Belgique, Finlande. |
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Kofi Setordji |
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Naissance en 1957 à Accra (Ghana).
En 1984, formation dans les studios de Saka ACQUAYE. En 1985, découverte du travail de Richard HUNT et son utilisation du métal. Professionnalisation à partir de 1991 avec des expositions internationales aux Etats-Unis, en Europe, en Afrique. Remarqué par l'ensemble de la critique pour son travail sur le génocide rwandais (présenté notamment à la Biennale des Arts DAK'ART 2000 et dans le cadre de la manifestation l'Afrique en scène à Lille).
"Ma sculpture n'est ni bonne ni mauvaise, elle est mienne; elle peut-être vôtre…et si elle est nôtre…disons que pour le meilleur ou le pire, cet art nous exprime". Le ton est posé. Le regard direct, Kofi Setordji résume là tout le sens de sa démarche artistique. Sa principale préoccupation est d'instaurer un dialogue entre l'œuvre, et celui qui la regarde. |
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Felix Agbokou |
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« Intense évocation d’une Afrique sincère et puissante mais aussi quelque fois déstabilisées et flottante ». Voilà ce que reflète l’œuvre de l'artiste.
Né le 12 Février 1977 au Togo, l'artiste est marqué par l’amour, le partage et l’unité.
Il croit croit en la force de la créativité.
Il s’illustre à travers une toute première exposition individuelle au Centre Culturel Français de Lomé (oeuvres de message d’amour, d’unité et de partage de bonne foi qui fustigent l’immoralité).
« l’Art est un glaive qui me permet d’abattre le mur qui sépare le monde physique du monde spirituel et ce glaive est une manière de réconcilier le Monde en une seule famille comme l’Art, l’enfant est sacré. C’est la moitié de soi même et le reflet de l’homme ;
je ne suis qu’un mendiant de justice et de vérité.
Il appelle affectueusement ses semblables « Mon frère » et est farouchement attaché au concept de la complémentarité.
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Emmanuel Sogbadji |
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Né le 29 mai 1971 au Togo, Emmanuel a fait ses débuts dans l'atelier de Paul Ahyi. Diplomé d'Etudes supérieures artistiques (DESAP), dans la spécialité sculpture et pierre à l'Ecole des beaux-arts d'Abidjan en 2000.
Il approfondit ses recherches à l'Ecole régionale des Beaux arts de Saint Etienne puis à Pietra Santa, en Italie. De retour en Afrique, il se consacre à la recherche picturale et enseigne le dessin à Lomé (Togo) et Abomey (Bénin).
Sa technique est mixte. Ses supports sont papier, toile, fibres, bois.
Son travail est exigeant, renouvelé, créatif. Emmanuel est sans aucun doute, déjà, l'un des plus talentueux artiste de l'Afrique de l'Ouest
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Papisko Kudzi |
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Né en 1972 au Togo.
Papisko est avant tout un artiste primitif. Bien sûr, l’Ecole des Beaux Arts de Vienne lui a enseigne les rudiments de technique, mais pour ce qui est de l’expression elle-même, elle n’appartient qu’a l’artiste. L’art, est pour lui un moyen d’expression, non pas une composition esthétique. Et a la manière d’un langage haché, violent, brutal, ses toiles expriment sans tendresse le monde contemporain.
Après de nombreuses expositions internationales, l’artiste s’installe en 2002 aux
Etats-Unis. Son travail semble rejoindre dans une certaine mesure
celui de Jean-Michel Basquiat. |
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Jean Sewonou |
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Peintre togolais.
Depuis quelques années une nouvelle génération d'artistes togolais, qui s'inscrivent dans un mouvement plus général d'explosion de la création contemporaine en Afrique, se joue des clivages entre tradition et modernité, et affirme son identité.
L’artiste intervient sur le reflet de l'autre regard, dans son passé, présent et avenir.
D'une émotion avortée à une interpellation consciente de l'homme à la description du bonheur...
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Max Lyonga |
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Max LYONGA est né à Tiko et vit à Buéa, dans le Sud Ouest du Cameroun.
Depuis 15 ans, il peint professionnellement et s’est spécialisé dans la peinture abstraite et parfois un mélange d’abstrait et de figuratif.
Max utilise une technique mixte avec l’acrylique, la terre, la peinture à huile, la colle. Les supports sont la toile, la tôle, le papier, le contreplaque.
Ses couleurs sont chaudes et rappellent l’Afrique. Ses thèmes tournent autour de l’espoir, l’amour, l’enfance, l’unité, la danse, l’Afrique.
Max, en plus des expositions-ventes de ses œuvres, organise aussi des ateliers de peinture pour les personnes de tout âge.
Il a formé en peinture les jeunes élèves de l’école française Dominique SAVIO de 2004 à 2005 ainsi que ceux de l’école américaine de Douala.
Il a pris certains enfants de la rue de Douala et de Buea qu’il loge chez lui et les forme au métier de la peinture.
Sa clientèle est très variée : européens, anglais, africains et les VIP camerounais.
Depuis quelques années, il a été coopté par l’Université DINKINSON en Pensylvanie (USA) où ses œuvres sont exposées.
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Tchif |
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Tchif né en 1973 au Bénin vit et travaille à Cotonou.
Francis Nicaise Tchiakpe, dit Tchif, poursuit inlassablement sa quête : comprendre l'être humain. Son travail, évolutif, suit les chemins de sa réflexion. Pour lui, l'homme est un malade : "Je ne suis pas médecin pour soigner à l'aide de médicaments, mais en tant qu'artiste, j'essaie de soigner à travers mes ouvres." Ses tableaux sont des talismans pour mieux pénétrer les coeurs.
Selon Tchif, nous vivons tous dans un monde énigmatique, régi par des lois complexes. C'est pourquoi il a inventé un langage de signes et de symboles qui peuvent jouer le rôle de médiateurs entre l'homme et l'univers. La combinaison de ces "signes de vie" géométriques possède un sens qui participe à la cohérence de l'oeuvre. Le symbole le plus présent est le margouillat, le lézard, l'homme stylisé, installé viscéralement au centre de son travail et de ses interrogations.
Tchif entretient un rapport tactile, presque sensuel, avec la matière. Ses toiles sont constituées de tissus cousus, de fibres intégrées aux pigments, de corde, d'argile. L'artiste joue avec les aspérités de son support qu'il aime travailler à la main, caresser, pour mieux sentir l'oeuvre vivre. Les ocres, les rouges et les bruns, - l'essentiel de sa palette -, nous renvoient constamment à la terre, la nature. La vie.
Nombreuses expositions personnelles en Afrique et en Europe, notamment France et Belgique. Connu surtout pour son travail pictural, il expérimente depuis peu l'infographie et les installations.
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Achille Komguem Kamsu (Achille Ka) |
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Artiste camerounais né à Douala en 1973.
Son travail porte essentiellement sur une exploration des frontières, un questionnement des limites, des jonctions et des rencontres.
Il crée comme il dialogue.
A cet effet, explorer les dialectiques qui se nouent, se dénouent, se mêlent et se contrecarrent constituent les horizons de son émerveillement.
C’est un moment de partage, d’échange et de compromis qui se déploie à travers l’aspect mnémonique des signes, des consonances et des litanies.
Pour lui toute œuvre n’est opérationnelle qu’à partir du moment où les éléments qui la composent fonctionnent comme des supports d’idées, d’émotion et de mémoire.
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Koko Komegne |
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Né il y a une soixantaine d’années au Cameroun.
En 2006, Koko Komégné célèbra 40 ans de peinture. Il a attendu 10 ans avant d’avoir l’occasion de présenter son style distinctif, la diversion optique, « un mélange de tous les styles – cubisme, surréalisme, tachisme – sur fond d’africainté ». Un séjour à Kinshasa dans les années 60 à l’école de la peinture zaïroise inspire son écriture et moule son univers pictural. Il est le premier camerounais à remporter le concours d’art de la société Bastos en 1984 avec une œuvre non réaliste. L’année suivante, il est membre du jury de cette même compétition. Etre un artiste africaniste contemporain est le modus vivendi de ce militant de l’art.
Dernièrement, il s’est intéressé aux métaux soudés et créé des sculptures.
Expositions majeures : Cameroun, Palais de l’UNESCO à Paris (France).
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Xavier Sitti |
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Xavier Sitti est un artiste plasticien togolais né en 1969.
Cherchant a se perfectionner auprès de peintres reconnus, il rencontre Sokey Edorh et Dabla.
Artiste reconnu pour sa créativité, son style, sa philosophie : il représente des concepts et des interrogations qui intriguent les hommes. L’art de Xavier serait énigmatique si des symboles africains ne rappelaient ses origines.
L’art est un combat pour moi, contre moi-même, contre l'injustice, afin de donner la vie.
Il a participe à de nombreux ateliers et expositions en Afrique, en France et en Suisse.
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Salifou Lindou |
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Né en 1965 à Foumbam à l'Ouest du Cameroun.
Salifou Lindou est un artiste plasticien autodidacte qui touche à tout : toile ou tôle,
terre ou gouache, corde ou agrafe. Influencé par son vécu urbain,
il explore et expose aussi bien le monde extérieur que son univers intérieur.
Une juxtaposition du cognitif et de l’intuitif qui pourrait expliquer son avance
sur son temps comme l’attestent ses nombreuses œuvres.
Son travail est un hymne à la beauté du vieillissement des hommes et des matériaux.
Expositions majeures : Cameroun, Suisse, France, Sénégal, Guadeloupe
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Sokey Edorh |
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Artiste togolais. " Sokey EDORH est un artiste togolais qui vit et peint avec une conviction de tous les instants ; il a commencé la peinture pendant ses années universitaires et exposait déjà sur le campus et au coin des rues. Au fil du temps, sa détermination à embrasser une carrière artistique s'est affirmée : il a suivi l'école des Beaux-Arts de Bordeaux, puis est revenu s'installer à Lomé.
Mais Sokey s'installe-t-il vraiment ? Sa peinture comme sa philosophie, faite d'une grande acuité d'observation, de parti pris, d'un regard très critique sur la société et d'une technique assurée, semble pouvoir s'intégrer et se développer dans tous les environnements. Il revendique une universalité de son art qui, pourtant, semble très ancré dans la culture africaine. Après avoir beaucoup voyagé en Afrique, en Europe et au Canada, EDORH a pris de l'Afrique une substance qui, sous tous les cieux, rappelle cet ancrage : la latérite. C'est avec cette matière infinie, inépuisable et si familière que Sokey construit l'univers pictural qu'il donne à voir. La terre, sa terre, a une âme; il va la chercher au Burkina, à Agou, la transporte à Düsseldorf, à Munich ou à Saint-Paul de Vence, la retrouve à Allada et la partage avec beaucoup de jeunes peintres. Cette latérite qu'il façonne, modèle, intègre à ses toiles, laisse un témoignage de sa démarche; l'art n'aura de finalité autre que celle de s'intégrer à la vie et de rendre compte de son temps...
Ses tableaux sont abstraits pour la plupart ; la force humaine intervient juste pour animer un espace déjà habité, déjà humanisé.
Généreux à l'extrême, l'artiste semble vouloir partager, offrir à d'autres peintres ce qu'il pense avoir découvert à travers toutes ses expériences, avec une pédagogie ludique et efficace, même si on sent chez lui une certaine rigidité qui, à l'observation, pourrait être une rigueur née des renoncements. Sokey a fait beaucoup d'émules parmi les jeunes artistes, auxquels il semble avoir donné des bases solides tant pour leurs compositions que pour leur manière d'appréhender l'art.
A Allada, Sokey a exploré un vaste champ pictural, allant de la sculpture extrêmement stylisée, faite de bois et de métal aux scènes de la vie quotidienne au village, en passant par des installations faites de matériaux récupérés in situ, en privilégiant chaque fois le lieu de la création. Certaines de ses toiles ont été composées en collaboration, avec les enfants de Togoudo, qui ont travaillé directement sur les oeuvres de l'artiste.
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Jules Wokam |
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Né à Yaoundé en 1972 (Cameroun).
Lauréat du prix de l’Union Européenne (prix du Design Africain et de la Créativité) à la biennale de Dak’art 2004 et du prix Visas pour la Créativité, l’artiste est un plasticien complet. Inscrit en Sciences physiques à l’Université de Douala, il pratiquait déjà le dessin, la sculpture et la peinture, tout en entretenant un intérêt particulier pour l’architecture et l’objet. Quand le designer cède la place au peintre, c’est pour reprendre ses modèles 3-D sur la toile ou opposer les deux sexes. L’artiste glisse aisément d’une exposition de peinture à un salon de design, en passant par un projet scénographique. Aujourd’hui, il est aussi le directeur de création de la nouvelle marque de vêtements « too maii ».
Expositions majeures : Cameroun, Sénégal, France, Allemagne, Guadeloupe, Burkina Faso.
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Kukoff |
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De son vrai nom : KUGBE koffi , kukoff est né en novembre 1979.
Il embrasse en 2000 sa carrière d'artiste en suspendant des études d'architecture. Autodidacte, Kukoff est de ceux qui pensent que la création artistique, tout comme la Création elle même, ne doit souffrir aucune restriction dans les inclinaisons des fantasmes qui amènent l'artiste à faire jaillir de son univers intérieur, ces miroirs de l'insondable que sont les oeuvres d'art.
Depuis quelques années , son travail s'articule autour du thème : "No man's land".
Ce concept traduit sa vision de la condition humaine ; une vision selon laquelle, l'homme ou l'être en général évolue dans un espace-temps rempli de réalités illusoires et d'aléas ; une sorte de terrain neutre ou rien n'est veritablement acquis ; où chaque souffle est une recherche d'harmonie, de plénitude, face à une hantise permanente de vide ; une quête de solutions, de réponses à des questions omniprésentes qui codifient et influencent notre façon d'être, d'exister, de percevoir et de "tendre vers " un certain but sans cesse redéfini.
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Kouevi Akoe Kikoko dit KIKOKO |
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Artiste togolais ne en 1978.
Formation d’ebeniste, sculpteur et fabricant de percussions.
Grace aux recherches approfondies des couleurs et des matieres, il est maintenant artiste plasticien reconnu pour son originalité et sa créativité.
C’est un artiste original inspire par la tradition et la culture de son continent.
Vit, travaille et expose à Milan (Italie), depuis quelques années.
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