Extrait des textes de Serge Malik et Jean-Luc Chalumeau, sur Edi Dominique Dubien : 

Edi Dominique Dubien est un artiste à la Serial Identity. Il se déguise en loup, en chat, en cadavre, en blonde, en barbu, en binoclard, homme aux identités multiples, aux masques alternatifs, et qui se révèle plus qu’il ne se cache… 

Edi Dominique Dubien n’a évidemment pas la prétention de se comparer à Van Gogh, mais tout se passe, dans l’ensemble de sa peinture où dominent les autoportraits, comme s’il avait compris que lui aussi pratique une écriture picturale de l’extrême, mettant au bord du vide le tracé des rapports du sujet à son absolu, à cette Chose inaccessible dont il arrache quelques signes. Oui, belle et forte apparaît l’œuvre d’Edi Dominique Dubien. « Mais à quel prix » murmurera l’amateur capable de lire les messages que l’artiste adresse au monde, comme des bouteilles à la mer. Les autoportraits du peintre dans son enfance ou tel qu’il se voit aujourd’hui s’additionnent selon des Suites évolutives, se multiplient dans une sorte de hâte angoissée. Comment ne pas revenir au Van Gogh acharné dans son entreprise forcenée de peindre encore et toujours : « Je cherche à saisir le passage désespérément rapide des choses dans la vie… » Là, décidément, se trouve l’une des clefs essentielles de la création plastique d’Edi Dominique Dubien qui nous déconcerte autant qu’elle nous attire.  

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