Le grand portraitiste africain Seydou Keïta a vécu à Bamako, Mali (1921-2001). Photographe autodidacte, il ouvre un studio en 1948 et se spécialise dans l’art du portrait. Seydou Keïta photographie bientôt le tout Bamako et ses portraits acquièrent une grande réputation dans toute l’Afrique de l’Ouest. Sa clientèle nombreuse - souvent jeune et habillée à l’européenne pour ce qui est des hommes – était attirée par la qualité de ses photos ainsi que son grand sens esthétique. Les femmes venaient en grandes robes, qui couvraient souvent leur gorge et leurs jambes, car elles ne commencèrent à porter des tenues occidentales qu’à la fin des années 60. Seydou Keïta travaillait essentiellement à la lumière du jour et pour des raisons d’ordre économique ne faisait qu’une seule prise de vue pour chaque portrait. Découvert en Occident dans les années 1990, la première exposition personnelle de Seydou Keïta eut lieu en 1994 à Paris à la Fondation Cartier, suivie de nombreuses autres dans divers musées, fondations et galeries du monde entier. Il est aujourd’hui unanimement reconnu comme le père de la photographie africaine et l’un des plus grands photographes du 20è siècle.

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Seydou Keita au Grand Palais (cliquer sur le lien pour lire l'article qui lui est consacré dans le nouvelles.com du 31 mars 2016). 
Le photographe malien Seydou Keita était à l'honneur au Grand Palais jusqu'au 11 juillet 2016. Une rétrospective qui a permis de prendre la mesure du talent de ce grand portraitiste, père de la photographie africaine.

Seydou Keïta au Grand Palais : l’Afrique en majesté - Article de Sylvie Duyck - Publié dans le nouvelles.com le 31 mars 2016.

Le photographe malien Seydou Keïta est à l’honneur au Grand Palais jusqu’au 11 juillet. Une rétrospective qui permet de prendre la mesure du talent de ce grand portraitiste, père de la photographie africaine.

Les murs de la première salle qui accueille le visiteur sont tendus d’un batik au graphisme puissant, rappel des tissus que Keïta utilisait comme fond lors des séances photos dans la cour de son studio.

 

Viennent ensuite d’immenses portraits d'anonymes, les clients que le photographe autodidacte a reçus de 1948 à 1962 dans le centre de Bamako. Regards francs et intenses, postures étudiées, vêtements ou accessoires qui structurent la composition. Les jeunes gens qui prennent la pose devant le portraitiste à la mode qu’est devenu Seydou Keïta dans les années 1950 racontent l’histoire de leur vie rêvée, influencés par la modernité. Tous se laissent sagement guider par son regard affuté : un pli de robe à ajuster, un visage à incliner vers la lumière.